Sandy Cunningham,
Artiste peintre

Née en 1988, Sandy Cunningham a grandi dans la ville de Château-Richer sur la Côte-de-Beaupré. En 2008, elle a obtenu un DEC en arts plastiques multidisciplinaires au Cégep de Rivière-du-Loup. En 2013, elle a suivi une formation en Gestion de carrière artistique au Carrefour jeunesse-emploi de la Capitale nationale dans le but de se perfectionner et d’acquérir de nouvelles compétences. Dans la province de Québec, elle a participé à différents événements artistiques dont, le Symposium de Baie-Comeau et plusieurs autres ,des performances live dont l'une pour la soirée bénéfice du musée des Beaux-Arts de Québec et pour différents événements privés. Elle est une artiste représentée par la Galerie Ni Vu Ni Cornu et la Galerie Berthelet, au Québec. Dernièrement, une murale de 11 pieds par 68 pieds ,avec le trio Cunningham-Gendron-Locquell, a été crée à Chibougamau. "49 Ieme", La première murale extérieure dans le Nord du Québec.

Derrière l’œuvre, se cache l’artiste

 DÉMARCHE ARTISTIQUE de Sandy Cunningham

par Roxanne Gingras, M.A.

Historienne de l’art


   La démarche artistique de Sandy Cunningham est axée sur une intention de réapprendre à observer la nature, le ciel et la vie animale. Sa volonté théorique réside dans l’idée de faire renaître notre liberté instinctive primitive reliée à la nature, puisqu’elle fournit un ensemble d’enseignements à l’humain. C’est en se basant sur la cohabitation et la cohésion entre l’homme et la nature de même que l’existence de la mythologie puis des contes, créées pour expliquer les phénomènes naturels, que la peintre réalise les fondements de son travail.

Pour y arriver, elle décline sa pratique en quelques séries, par lesquelles elle bonifie leur contenu au moyen de la littérature, de l’imaginaire et d’observations remarquées durant ses voyages ou dans ce qui l'entoure, dans le but de créer un ensemble soutenu ; riche en symboles et en propos. Suite aux recherches effectuées en amont de ses créations, Cunningham propose un univers déconstruit où se côtoient figuration et abstraction en textures variées (dessin, spatule, collage et
peinture – l’utilisation de l’acrylique est plus fréquente). À travers une composition harmonieuse et dynamique, elle travaille en superposition de plans, en liant chacun de ces derniers au moyen d’une suite logique d’éléments phares relatifs aux thèmes étudiés et explorés.

L’un de ses objectifs est d’extirper le regardeur de l’emprise de la vie moderne de manière à le conscientiser sur ses propres actions à l’égard du monde végétal et animal. En partant du principe que la nature réagit en symbiose avec l’homme, Cunningham privilégie une approche artistique stimulant une réflexion chez l’observateur, afin que ce dernier développe un respect profond envers la nature. 

 THÈMES EXPLOITÉS

 Les mythes et légendes

Sa plus récente série explore l’univers des mythes et des légendes. C’est en observant l’écosystème que depuis des millénaires les mythes et les légendes ont expliqué les vérités sur l’univers, le cycle de la vie, l’homme et les phénomènes naturels. L’artiste les étudie, car ils sont l’expression d’une pensée mise en mots et en images afin de perdurer dans le temps et d’enseigner aux générations suivantes leur savoir, leurs traditions et les leçons de la vie.

 La flore indigène et sauvage du Québec

Les végétaux natifs des terres ont une très grande diversité et ont tous des propriétés différentes ; chaque arbre et plante offre des soins particuliers (médicinaux, alimentaires, etc.). Sous nos yeux, mais parfois invisibles pour la plupart des gens, ils persistent à maintenir l’harmonie et l’équilibre de l’écosystème. S’inspirant de leurs couleurs, leurs textures et leurs formes propres à chacun, l’artiste peint la flore en parfaite fusion avec l’être humain.

 Les contes Merveilleux

Ici, le fil conducteur consiste à travailler l’imaginaire et le pouvoir d’interprétation des différentes conceptions littéraires des Contes merveilleux écrits par entre autres Perreault et les frères Grimm. L’idée générale des contes est reprise par l’artiste pour mettre sous la loupe le ou les messages véhiculés ainsi que ceux insinués. De fait, dans l’écriture se glissent plusieurs allusions aux mœurs et aux querelles d’une époque, ce qui permet à Cunningham d’exprimer le second degré, et ce, à partir de ses propres observations.  

   


2019 

Prix Jennifer-Giberson , attribué par un jury, pour le Symposium d'art contemporain de Rivière-Éternité

2018

Troisième prix du Jury pour le Concours Rendez-vous jeune peinture bell, Thetford Mines

2016

Premier prix du Jury pour le Concours Rendez-vous québécois de la jeune peinture, Thetford Mines

2015

Premier Prix du Jury pour le Concours Jeune Peinture au Festival Promutuel de la relève de Thetford Mines.